Le mot même de toxicomanie serait-il désuet ? c’est la question posée dans le projet de ce séminaire : « être toxicomane, de la nécessité de théoriser les addictions ? Et l’addiction semble se caractériser par le fait qu’elle n’est plus à la marge, mais qu’elle devient la norme. Le projet de mon propos est de situer qu’au-delà de l’addiction, il faudrait aujourd’hui s’intéresser à la spécificité du dopage.
« Le dopage pour être » : Mon titre n’est pas tout à fait juste : l’être est dans l’ordre du phallus. Il s’agit de se doper pour sur-être, dépasser l’être, et dès à présent, il s’agit de dire que les dopés ne sont pas des drogués, même s’ils le sont bien souvent, mais qu’ils sont drogués de ce sur-passement ou plutôt à ce surpassement. Cela n’a pas pu advenir sans un changement de régime, celui de la médicalisation des plaisirs et des jours actuels, ce qui n’est pas être infidèle à l’idéal démocratique contemporain, j’en reparlerai.
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