Journée d’étude – Egalité-parité ? Entre masculin et féminin, ce qui est en question.

ALI-École Psychanalytique du Centre Ouest

en coordination avec l’AMC PSY, Datadock n° 073800,

samedi 28 novembre 2020 de 9h45 à 17h30, à Angers

Amphithéâtre de l’Arifts, 10 rue Darwin

Il nous est souvent donné à entendre divers éléments de discours qui viennent interroger les questions des places de chacun et à ce titre ceux concernant celles de la femme et de l’homme se signalent régulièrement avec plus ou moins d’ardeur et de vivacité. Parité, égalité, violences faites aux femmes, statuts de l’un et de l’autre autant de réalités diverses, contrastées qui tentent parfois de vaines élaborations. Le législateur s’est trouvé confronté et mis à contribution. Avec quels effets ? On pourra convenir d’en discuter si l’on se réfère aux éléments de réel qui s’offrent à nos lectures souvent embarrassées. Voire contradictoires. Alors quel rapport y aurait-il entre l’homme et la femme et réciproquement ? La question reste et demeure d’une actualité parfois ardue tant elle croise des éléments divers aux allures de vents contraires. Freud en interrogeant cette question en vient à considérer que l’issue de cette affaire serait orientée logiquement par le primat du phallus, ce signifiant appelant les désirs contrastés de l’avoir ou pas, de ne pas admettre de ne pas l’avoir, de le désirer autant que de le craindre, d’y renoncer et on sait les discours parfois entremêlés de culpabilité qui consistent à le revendiquer.

L’être et l’avoir. En avoir ou pas ? Question bien contemporaine on en conviendra qui vient quand même articuler et orienter entre autres la question de la place de chacun et la façon dont chacun envisage d’être au monde. Question également qui ordonne les débats dans les différents groupes d’humains (couple, équipe de professionnels en institutions…).

Pour Lacan et même si les rapports entre les sexes sont toujours affaire de semblants pour autant il existe un réel du sexe. Et c’est d’ailleurs bien à partir de ce fond de réel que le semblant s’origine. Les hommes et les femmes en tant que sujets et êtres de langage sont condamnés à emprunter les tours et les détours de la parole pour entrer en relation. Avec tout ce que cela suppose de jeux de paraître et de séduction, à cet endroit du semblant. Entre autres. Les enjeux des places de chacun sont bien souvent, pour ne pas dire toujours orientés par et à partir des modalités de jouissance distinctes. L’Autre jouit toujours d’une autre façon. Que ce soit dans l’assomption de son propre sexe, dans les relations hommes femmes ou encore dans le racisme tel que nous en avons pour l’heure certaines tristes illustrations. Nous essaierons de démêler les entrelacs de cette question qui agite les sujets contemporains que nous sommes au sein des différents corpus qui nous relient socialement.

Sont pressentis pour l’heure comme participant(e)s : Pascale Belot Fourcade, Marika Bergès Bounès, Nazir Hamad, Pierre Delion, Louis Sciara, Jean-Marie Forget.
Responsable : Alain Voisinne. alain.voisinne@wanadoo.fr   tél : 06 82 84 79 98

Participation aux frais 10 €, étudiants 5 €. Nombre de places limité. Aux bonnes fins d’organisation merci de vous inscrire à l’avance.